L’âme d’une cité de granit
Nichée sur une presqu’île de la côte de Léon, Roscoff (ou Rosko en breton) est bien plus qu’une simple station balnéaire.
Marquée par le caractère bien trempé de ses habitants et l’omniprésence de la mer, cette « Petite Cité de Caractère » et « Cité Corsaire » a su traverser les siècles en conservant son architecture de granit sculpté et son atmosphère unique, entre terre et embruns.


La Création : De l’ombre de Saint-Pol à l’indépendance
À l’origine, Roscoff n’était que l’avant-port de la cité épiscopale de Saint-Pol-de-Léon. Ce n’est qu’au XIVe siècle que le port de Roscoff commence à prendre de l’importance, notamment grâce à sa position stratégique sur la Manche.
La ville s’est réellement émancipée au XVIe siècle. L’essor du commerce maritime a permis aux riches armateurs de bâtir ces célèbres maisons à lanterneaux que l’on admire encore aujourd’hui.
En 1790, à la Révolution, Roscoff devient officiellement une commune indépendante, marquant la fin de la tutelle religieuse de sa voisine.
Le Passé Maritime : L’âge d’or du commerce
Le passé de Roscoff est intrinsèquement lié à la richesse de ses échanges. Dès le XVe siècle, les navires roscovites sillonnent les mers pour exporter du sel, du vin, mais aussi les produits de l’agriculture locale. Les corsaires les plus féroces étaient présents à Roscoff également.
C’est ici qu’est née l’épopée des Johnnies, ces marchands d’oignons qui, dès le XIXe siècle, partaient chaque année vendre leur célèbre « Oignon de Roscoff » (AOP) en Angleterre, traversant la Manche avec leurs tresses dorées sur leurs bicyclettes. Ce commerce a tissé des liens indéfectibles entre la Bretagne et nos voisins britanniques




